Venezuela: le Groupe de Lima écarte le recours à la force

Venezuela: le Groupe de Lima écarte le recours à la force

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Le vice-président américain Mike Pence (d) et l'opposant vénézuélien Juan Guaido, président par intérim autoproclamé, lors de la réunion du Groupe de Lima, à Bogota, le 25 février 2019. Diana Sanchez / AFP

Le Groupe de Lima a réitéré lundi à Bogota son appel au président vénézuélien Nicolas Maduro à quitter le pouvoir, mais a écarté l’« usage de la force ».  Les 14 pays membres alertent la CPI sur la « grave situation » au Venezuela.

Les 14 pays membres du Groupe de Lima « décident de solliciter la Cour pénale internationale afin qu’elle prenne en considération la grave situation humanitaire au Venezuela, la violence criminelle de Maduro contre la population civile et le refus de l’accès à l’aide internationale, qui constituent un crime contre l’Humanité », selon leur déclaration finale lue par le ministre des Affaires étrangères colombien, Carlos Holmes Trujillo.

Le Groupe de Lima soutient une transition démocratique « sans usage de la force ». Les pays membres « réitèrent leur conviction que la transition vers la démocratie doit être menée par les Vénézuéliens eux-mêmes pacifiquement, ainsi que dans le cadre de la Constitution et du droit international, soutenu par des moyens politiques et diplomatiques, sans usage de la force ».

Pas question d’utiliser la force contre Nicolas Maduro. L’issue a la crise vénézuélienne doit être pacifique. C’est ce qu’avait déclaré d’entrée de jeu le vice-ministre des Relations extérieures péruvien Hugo de Zela Martinez. Dimanche déjà, le Chili et plus discrètement le Brésil s’étaient prononcés en ce sens.

Les rumeurs d’intervention militaire au Venezela ont été alimentées pendant 48 heures par les déclarations du vice-président américain Mike Pence, et de Juan Guaido, qui avait savoir qu’il demanderait à la communauté internationale de considérer « toutes les options ». Julio Borges le député vénézuélien en exil à Bogota avait même été plus loin, en affirmant lundi matin que Juan Guaido allait demander le recours à la forcer.

« Pour vous président Guaido, un message très simple du président Trump : nous sommes avec vous à 100% », a déclaré le vice-président des Etats-Unis Mike Pence à Juan Guaido à Bogota. « Nous espérons une transition pacifique vers la démocratie. Mais le président Trump a été clair: toutes les options sont sur la table », a-t-il ajouté pendant la réunion. Le président colombien Ivan Duque a réclamé un « encerclement plus fort et efficace » de Nicolas Maduro.

L’UE s’était prononcée contre une intervention militaire

L’Union européenne a demandé lundi d’« éviter une intervention militaire » et précisé être en contact avec toutes les parties impliquées dans la crise, selon Maja Kocijancic, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Les Etats-Unis demandent une nouvelle réunion à l’ONU

« Les Etats-Unis ont demandé pour demain (mardi) une réunion publique sur le Venezuela », a indiqué un diplomate sous couvert d’anonymat cité par l’AFP. Interrogé pour savoir si Washington pourrait à cette occasion mettre aux voix son projet de résolution, qui est sur la table du Conseil depuis début février, un autre diplomate a répondu également sous couvert d’anonymat : « On verra ». La dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Venezuela remonte au 27 janvier.

 

 

Source : RFI

Réveil d’Afrique Info

 

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